Le chauffage et les énergies renouvelables

Comment est chauffée une construction passive ?

Une construction passive est chauffée sur l’air. En effet, c’est le compromis économique et technique le plus intéressant dans la mesure où il est nécessaire d’assurer la bonne ventilation de tous les locaux, l’ajout de batteries de chauffage ou de petites PAC sur les conduits aérauliques est possible car faiblement énergivores, simple et peu coûteuse. C’est donc par sa circulation que l’on maintient la température et la qualité de l’air (faible teneur en CO²).
Ses apports sont de 3 ordres :

  • Les apports solaires gratuits, via les baies vitrées ou les panneaux solaires hydrauliques, d’où l’intérêt de soigner l’exposition de la construction.
  • Les apports de récupération : très étanche à l’air, la construction passive contrôle sa qualité de l’air via sa ventilation double flux. Les déperditions dues à l’extraction d’air sont en grandes partie compensées par les apports récupérés grâce à l’échangeur de chaleur qui constitue la ventilation double flux.
  • Les apports internes : l’activité humaine, l’éclairage, le process (ordinateurs, machines à laver, photocopieuse, serveurs informatique, onduleurs d’installation photovoltaïque, circulation d’eau chaude sanitaire, etc.) sont autant d’éléments à prendre en compte dans le calcul des apports, notamment pour maitriser le confort d’été et éviter la surchauffe estivale.

Des systèmes complémentaires plus évolués existent (puits canadien ou provençal, hydraulique ou aéraulique, utilisés pour le dégivrage de la ventilation double flux), ballon thermodynamique pour la production de l’ECS. Cela ne change pas les 3 principes de base du chauffage/climatisation qui est limité à 15KWh/m².an.
 

Comment est produite l’ECS dans une construction passive ?

Deux grands principes sont retenus pour cette solution :

  • Les apports solaires gratuits, via les panneaux solaires hydrauliques,
  • L’installation d’un ballon thermodynamique sur l’air extrait : cela consiste à installer sur les rejets d’air vicié de la VMC double flux une petite PAC air/eau qui va récupérer les calories et grâce à son COP plus ou  moins élevé, va permettre de porter à 50° le ballon d’ECS.